L’ÉQUIPE

Périne Faivre

Comédienne, metteuse-en-scène et autrice

Périne Faivre

Metteuse en scène et comédienne dans Livret de famille, Les Tondues et Héroïne (titre provisoire).
Autrice des spectacles Les Tondues et Héroïne (titre provisoire).
Co-autrice et comédienne des aventures Le Cabaret des portraits, Les Veillées, Traversées.
Comédienne dans J’écris comme on se venge et Dernières nouvelles du mur de Trump.

Née en 1977 à Sallanches, en Haute-Savoie, Périne Faivre suit un double cursus en théâtre et sociologie qui nourrit son approche, à la croisée des sciences humaines et d’un théâtre du réel. Elle cofonde Les Arts Oseurs en 2002 et en assure la direction artistique depuis 2011. Elle collabore régulièrement avec des compagnies et artistes de l’espace public, apportant un regard dramaturgique sur des projets en création (Compagnies Bouche à Bouche, La Bouillonnante, Solsikke, La Hurlante, Satellite,…). Elle contribue par sa connaissance et son expérience des arts de la rue à diverses commissions (DGCA, Occitanie en scène,…). En 2020, elle reçoit le prix SACD « Arts de la rue ».

« D’aussi loin que je m’en souvienne, j’ai voulu faire du théâtre pour changer le monde. J’ai eu la chance de naître dans une famille qui, très tôt, m’a ouvert les portes de la musique, de la danse et… du théâtre. Premiers cours dans la MJC de ma petite ville de Haute-Savoie et premiers émois avec Le Théâtre du Réel sous la houlette de Yves Doncques. Avec son équipe, je découvre un théâtre politique et populaire qui posera les fondements de mon approche artistique. 

En 1996, je suis la formation de la Compagnie d’entraînement du Théâtre des Ateliers à Aix-en-Provence, tout en découvrant la sociologie qui deviendra le deuxième grand amour de ma vie. Je poursuivrai mes études jusqu’en DEA de sociologie/ethnologie à l’Université d’Aix-Marseille. Et je fonde en 1998, Les Arts Oseurs, compagnie de théâtre que nous rêvions autogérée et libertaire ! 

A partir de 2002, Les Arts Oseurs devient une compagnie professionnelle codirigée avec Charlotte Tessier, ma comparse et amie. En 2004, nous faisons le choix de nous installer en milieu rural, au cœur de la Vallée du Salagou dans l’Hérault, aujourd’hui notre port d’attache. J’en assure la direction artistique depuis 2011. A partir de 2012, je m’ancre résolument dans le champ des arts de la rue, devenu famille et espace passionnant de création et d’expression politique d’un théâtre au cœur de la cité. Cette compagnie est la grande aventure artistique de ma vie même si j’ai la chance de croiser d’autres histoires en tant que comédienne et metteuse en scène. 

Je me sens comme la capitaine d’un bateau-théâtre naviguant sur la mer-monde avec mes partenaires de tempête et d’aventures. Une traversée. »

Renaud Grémillon

Musicien, compositeur et scénographe

Renaud Grémillon

Artiste associé à la Cie les Arts Oseurs.
Musicien et scénographe dans Livret de Famille, Les Tondues et Héroïne (titre provisoire), Les veillées de la soupe au caillou, Le Cabaret des portraits, Traversées.
Metteur en scène et scénographe de J’écris comme on se venge.
Musicien dans Dernières nouvelles du mur de Trump.

Né en 1970 à Nantes Renaud Grémillon reçoit une formation pianistique classique et Jazz de 7 ans à 24 ans. Il se forme aussi, par les années, au chant lyrique (avec Helenna Nentwig à Bruxelles), à la composition, l’arrangement, l’orchestration (Laurent Cugny, Michel Villeneuve…), la danse classique, la serrurerie.
Depuis 1989, sa curiosité le pousse dans de nombreux champs de créations et de pratiques artistiques : du Jazz au Rock au début des années 90 (première partie de Zebda, Noir désir, les Têtes raides en 1993 avec le groupe Marcel Express), un duo avec Nobby Clarck (saxophoniste/flûtiste – ex Magma) puis vers le théâtre de rue avec la Cie OFF comme musicien, compositeur, acteur (de 1992 à 1998). En 1995, il crée avec Ema Drouin et Jérome Plaza la Cie Deuxième Groupe d’Intervention à Malakoff (92).
De 1998 à 2011, il quitte la rue pour travailler avec les compagnies de théâtre belges Une Compagnie comme acteur et musicien, puis comme marionnettiste et compositeur, avec le Tof Théâtre (Les Zakouskis Erotiks) et la compagnie l’Acteur et l’Ecrit. Il est aussi parfois machiniste (Théâtre Royal Parc – Bruxelles, les Beaux Arts – Bruxelles).
En 2007, il revient vers des espaces de jeu non dédiés. C’est le début du travail avec Périne Faivre et les Arts Oseurs comme musicien et scénographe-constructeur.

« En vrac, être artiste, l’art, c’est : soulever le rideau de la réalité, questionner des états secondaires de la vie, se raconter, « nous » raconter, se rapprocher, se supporter, se retrouver, se détruire pour se reconstruire – chercher des solutions à l’humanité. »

Julie Levavasseur

Administratrice de production

Julie Levavasseur

Née en 1982 à Montpellier, Julie Levavasseur s’installe dans la vallée du Salagou en 2001, un baccalauréat comptabilité gestion en poche. Elle participe à la création d’une association d’évènements culturels qui sera pour elle l’occasion de découvrir le secteur, lui donner le goût du spectacle, le plaisir de l’accompagnement artistique. En septembre 2007, après une formation de « gestion d’entreprise culturelle » à Toulouse elle rejoint l’équipe des Arts Oseurs sur une poste de chargée de diffusion. C’est au gré du développement de la compagnie que son poste évoluera au fil des ans. Elle est active au sein de la fédération régionale des arts de la rue depuis sa création en 2015.

« Les Arts Oseurs… en septembre 2007 j’ai signé un contrat de travail pensant avoir trouver un nouveau p’tit boulot au même titre que les précédents, serveuse, cuisto et autres saisonniers. Mais aujourd’hui je sais que c’est pour une aventure humaine, un projet commun, une écriture collective que je suis restée. Je ne me sens l’expertise de rien, mais la connaissance fine de tout ce qui définit ce projet de compagnie, la compréhension sensible de chacun de ses choix. »

Karin Bösiger

Chargée de communication

Karin Bösiger

Née en Suisse en 1966, Karin Bösiger se forme d’abord en gestion et se spécialise par la suite dans la communication en obtenant un diplôme de conseil en communication. C’est dans le milieu associatif qu’elle s’épanouit et trouve du sens à son travail. Après une dizaine d’années en tant que chargée de communication dans un centre urbain d’écologie à Berne, elle fait une pause de deux mois dans le Sud de la France et là, elle reste « scotchée » à cette vallée du Salagou, à ses paysages insolites et sauvages. Elle trouve un travail de chargée de gestion et communication dans une association militante qui mène une réflexion sur l’étalement urbain et les espaces publics. En 2018, les Arts Oseurs lui proposent de travailler avec eux et c’est avec le plus grand plaisir qu’elle les rejoint.

« Les Arts Oseurs m’amènent sur un nouveau terrain passionnant et engagé, je tisse des liens avec mes expériences de vie privée et professionnelle. Je m’enrichis de l’humain et la création me donne ce sentiment de libération que la danse peut m’offrir. »

Emilie Dubois

Chargée de production et de diffusion

Emilie Dubois

Née en 1977 à Carcassonne, Émilie Dubois a grandi dans la ferme parentale, nourrissant un sentiment d’être « fille de la nature ». La musique et la fête sont son deuxième berceau. Après des études agricoles et une première tentative professionnelle en plantes aromatiques et médicinales, elle croise le monde du spectacle vivant. Diplômée d’une licence professionnelle d’administrateur culturel, elle s’oriente ensuite vers la production et la diffusion. Elle travaille auprès de différentes compagnies de cirque, jusqu’à sa rencontre avec Les Arts Oseurs où l’exploration des textes et les valeurs de la compagnie résonnent avec ses aspirations.

« Je me souviens, du plus profond de mon être avoir vécu une grande joie d’enfant, qui rayonne encore. Une expérience vécue sans doute lors d’un spectacle. Cette expérience a guidé ma vie et j’ai creusé un sillon dans le monde de la culture où j’ai pu saisir ses bienfaits. L’espace public a été le lieu idéal pour vivre cette proximité entre artiste et les publics, reproduisant cette émotion qui marque les êtres. La liberté, la force et ce retentissement qui se dégagent dans les arts de la rue portent le sens de mes questionnements : quelle trace laissons-nous ? Quelle réflexion pour un monde meilleur ? Quel regard portons-nous ? Les Arts Oseurs produisent un parfait terreau pour donner corps à ces réflexions et susciter ces émotions. »

Aude Lavigne

Présidente

Aude Lavigne

Biographie en cours de rédaction

Nani Crebassa Cros

Trésorière

Nani Crebassa Cros

Actuellement retraitée, Nani a enseigné durant 38 ans dans les classes élémentaires et maternelles. Confiante dans le rôle de l’école pour tenter de gommer (un peu) les inégalités et croire (un peu plus) à l’égalité des chances, elle s’est engagée très tôt dans la lutte contre l’échec scolaire et pour l’intégration sociale des enfants de milieux défavorisés.

« C’est pourquoi j’ai été séduite par l’expression de ce théâtre engagé, politique, créatif, éveilleur des consciences, émouvant, visiteur des sujets graves, mais un théâtre joyeux aussi, conviant toutes les formes d’art, capable de l’alchimie des mots mêlés à la peinture, la musique, la danse, pour notre plus grand plaisir.
Spectatrice enthousiaste du théâtre de rue, notamment du festival d’Aurillac, c’est à l’été 2012 à Saint Jean de la Blaquière et au cours du Festival Remises à Neuf que j’ai rencontré les Arts Oseurs; j’ai vécu alors la découverte de « Livret de famille » comme une fulgurance : le coup au ventre, l’émotion aux yeux, un éclair au cœur, puis les larmes… Ensuite vint « J’écris comme on se venge », puis « Les Tondues », vus, revus plusieurs fois et toujours la fulgurance : le coup au ventre, l’émotion aux yeux, l’éclair au cœur… les larmes ! Aussi, en cadeau à chaque spectateur, le désir magique de partager l’émotion, se rapprocher, se parler, se réunir, se relier, réaction sans nul doute insufflée par la formidable énergie des acteur·trices.
Enfin, j’ai goûté, siroté, dégusté les créations nées de la collaboration des Arts Oseurs et de l’équipe de Fabien Bergès du Sillon, pépites d’humour, de fantaisie, de créativité.
Alors c’est tout naturellement que j’ai accepté de partager l’aventure des Arts Oseurs en jouant le rôle d’ « amie de la Compagnie », en endossant le costume de l’habitué-spectateur au regard bienveillant et exigeant autant que celui de trésorière de l’association.
J’attends « Héroine » comme un enfant attend son anniversaire : curieuse et confiante… »

Moreno

Peintre

Moreno

Interprète dans Livret de famille, J’écris comme on se venge, Héroïne (titre provisoire)
Performer dans Les Veillées, Traversées, Le Cabaret des portraits

Né en 1964 à Barcelona. Formation à l’école d’arts LLotja en peinture dessin sculpture et gravure. De nombreuses expositions et quelques prix. Arrivé en France en 1990. Poursuit ses expositions. Moreno peint dans la rue pour capter la trace de l’instant et réalise de nombreux portraits. En 2011, entre dans la compagnie les Arts Oseurs avec qui il explore l’univers du spectacle de rue: Livret de famille, J’écris comme on se venge; il participe à des évènements artistiques tels que Les Veillées de la Soupe au Caillou ou les présentations de saisons théâtrales…

« On avait dit que pour chaque sujet, je pourrai dire trois mots.
Commençons par les Arts Oseurs : découverte, couleur, voyage. Un troisième spectacle et beaucoup de partage.
Parlons peinture alors, ou dessin si tu veux : bleu, découpage, étonnement. Ou magie ? Non, étonnement. Enfin magie c’est bien aussi. On peut mettre quatre mots, ou cinq, ou cent ? La peinture tu vois où ça commence mais tu sais jamais quand ça s’arrête.
Et sinon, quel peintre es-tu ? Etranger, complexe, mystérieux; navigation à vue sans compas ni boussole.
Des qualités ? Ou défauts ? Eparpillé, léger, constant. C’est drôle, ça parait contradictoire. Drôle ? C’est vrai, je suis drôle aussi. »

Florie Guerrero-Abras

Comédienne et assistante à la création

Florie Guerrero-Abras

Comédienne dans Héroïne (titre provisoire)
Assistante à la création dans Les Tondues et Héroïne (titre provisoire)
Comédienne dans
Les Veillées

Née en 1982 à la frontière belgo-allemande, Florie Guerrero Abras fait des études de langues et littératures romanes en Belgique puis est formée au Centre d’Etudes Théâtrales à Louvain. Entre 2007 et 2011, elle collabore avec les Compagnies Sur le fil (Belgique) et Exto Colossal (France) au théâtre et dans l’espace public. Elle s’installe ensuite à Montpellier en 2010, où elle travaille comme comédienne et danseuse au sein de plusieurs compagnies (Up to you, Les Grisettes, La Mentira, Délit de Façade, Les Arts Oseurs…) Parallèlement, elle collabore régulièrement avec des compagnies de théâtre et dans l’espace public comme regard extérieur et aide à la mise en scène sur divers projets (Les Arts Oseurs, La Mentira…) En 2019, elle cofonde la Compagnie Avec son pull dans son petit village de l’Hérault.

« Je ne crois pas avoir jamais choisi de jouer dans les théâtres ou dans l’espace public. C’est la nécessité de raconter des histoires qui m’a fait tour à tour investir ces espaces, quels qu’ils soient, théâtre ou trottoir. L’envie de faire parler les murs et les personnages de papier. Je découvre ce plaisir du jeu au conservatoire de Verviers en 1996 puis au sein du Théâtre Universitaire de Louvain jusqu’en 2004. Ma maîtrise de langues et littératures romanes en poche, je pars à Paris pour suivre la formation du cours Florent avec Julien Kosellek et Régine Ménauge Cendre. En 2007, je retrouve mes comparses du TUL, nous créons la Compagnie Sur le fil et nous montons nos premiers spectacles au théâtre et dans l’espace public en Wallonie puis très vite dans toute la francophonie (France, Suisse, Québec, Burkina Faso). En 2010, je pose mes valises à Montpellier, je retrouve le théâtre et découvre la danse avec les compagnies de la région. Et en 2017, je collabore pour la première fois à la mise en scène d’un spectacle avec Périne Faivre sur Les Tondues. Une autre dimension de la création s’ouvre à moi et me met en mouvement. À tel point qu’en 2019, je crée la Compagnie Avec son pull avec Jean Noel Masson et Mathias Guerrero Abras pour ma première mise en scène, un monologue de Thomas Gunzig pour l’espace public. L’aventure continue. »

Murielle Holtz

Comédienne et chanteuse

Murielle Holtz

Comédienne et chanteuse dans Les Tondues et Héroïne (titre provisoire)
Chanteuse dans Les Veillées

Comédienne, musicienne et chanteuse, Murielle Holtz a joué pendant dix ans dans différents projets artistiques pluridisciplinaires. Elle a notamment travaillé avec le conteur Serge Valentin, les compagnies de danse Spiral’o vent et Les objets Trouvés, ainsi que dans les groupes de musique Zig Zag Tribu et Forro Gringo.

Elle joue face à la caméra dans le film Bien de chez nous, réalisé par Henri Delatour en 2013. En 2014, elle incarne le rôle d’Olympe de Gouges dans la pièce de théâtre Olympe l’impatiente ! mise en scène par Josiane Fritz Pantel de la compagnie Les Acteurs de Bonne Foi.

S’ensuivront deux voyages musicaux en Algérie en 2015. La rencontre et l’échange avec des musiciens kabyles vont continuer de forger son désir d’une démarche artistique engagée et humaniste.

Dès son retour, elle s’immerge dans la création et présente une première version de ses ̈ Soliphonies en juin 2015, en ouverture du Festival Y’a d’la Voix organisé par l’Art Scène à Lasalle en Cévennes.

En 2016, elle intègre la compagnie Les Arts Oseurs pour la création du spectacle de rue déambulatoire Les Tondues, une enquête intime et historique au croisement des arts, actuellement en tournée dans toute la France.

En parallèle, Murielle continue de délivrer sa symphonie en solo tant sur des scènes de musiques actuelles que dans des lieux intimes ou atypiques.

Maril Van Den Broek

Comédienne

Maril Van Den Broek

Comédienne dans Les Tondues et Héroïne (titre provisoire)

Née en 1956 à Weert, aux Pays Bas, Maril van den Broek suit un double cursus en mime/théâtre/danse et en psycho-éducation à Amsterdam; ce qui nourrira son approche du théâtre dans le milieu psychiatrique et la Protection de la Jeunesse. En 1982, départ pour Paris pour suivre le conservatoire des arts du Cirque et du Mime et département théâtre Paris VIII. En 1984 elle co-fonde La Cie Fréquentable (Mime- théâtre). En 1987, elle rejoint AIA sous la direction de Jean-Paéul Denizon et travaille avec plusieurs Cie de la région Parisienne, à Milan, Rome, Gênes, Vienne (A), Berlin et Udine. En 1996, elle s’installe dans l’Hérault pour intégrer le groupe de recherche Le collectif Théâtre Lila, Direction artistique : P. Hottier et S.Pavillard (Printemps des comédiens 1997), mise en scène de Roméo et Juliette, le Cocu imaginaire (théâtre sur tréteaux). Travail avec la Cie de l’Improvviso, Energumène, La Strada, Navigator… des compagnies d’amateurs, à la Colombière, CHT Tosquelles à St Alban et St Thérèse à Narbonne. L’évènementiel pour le département de l’Hérault et la région Ile de France. Collabore avec des compagnies et artistes de l’espace public en Italie et en France, apportant un regard dramaturgique sur des projets en création. De 2000 à 2014, directrice artistique des Rencontres Scène Jeunesse (pour la Protection Judicière de la Jeunesse). Depuis 1993, formatrice et metteur en scène à la Civica Accademia Nico Pepe d’Udine.

« Des 3 ans je savais que je voulais devenir chanteuse, pour ma première prestation, j’ai chanté avec l’orchestre dans l’Hôtel où nous étions en vacances à Scheveningen, puis dans la rue, à l’arrière de la bicyclette de notre nounou, qui, elle, était un tant soit peu gênée, ma mère me disait qu’elle m’entendait déjà au bout de la rue. Après ce furent spectacle de Noël, mise-en scène au Lycée, les comédies musicales de fin d’année. Puis vint l’Audition au conservatoire de Maastricht où j’ai été jugée trop jeune parmi les 200 sollicitants, conseil : voir un peu plus du monde et de la vie ! Ce que j’ai fait avant de m’inscrire à l’école de Mime d’Amsterdam et Haarlem. Je travaillais dans un grand Hôpital Psychiatrique à côté d’Haarlem en tant que stagiaire et là, des spectacles, il y en avait tous les jours. Quelle leçon de vie ! Quel bonheur d’avoir vécu ça ! Puis j’ai été stagiaire dans une maison d’enfants placés pour cause de difficultés familiales. Enfin, après mon Mémoire, j’ai sauté le pas pour faire à temps complet mon autre passion : le théâtre via le mime, et je suis partie en France, Paris ! Quelle source d’inspiration ! Combien de lieux pour se ressourcer : le conservatoire des Arts du Cirque et du Mime, des stages, Paris VIII département Théâtre (assez engagé), les spectacles, les musées, la vie quoi ! Les premiers pas sur la scène française; 14 ans. Puis la proposition de venir travailler à Montpellier. Adieu Paris, bonjour l’Hérault. Et me voici toujours là ! Maintenant pour attaquer la nouvelle pièce Héroïne et continuer « Les Tondues »… et si tout va bien, lancer mon spectacle : « Je vous embrasse ». La vie est belle, n’est-ce pas ? Ah oui, j’ai même chanté dans un groupe Jazz/Swing ! »

Clarice Flocon-Cholet

Régisseuse générale

Clarice Flocon-Cholet

Régisseuse générale des spectacles Les Tondues et Héroïne (titre provisoire)

Née en 1983, à Bayeux (Calvados), Clarice Flocon-Cholet fait, en 2000, le choix de s’orienter vers le spectacle vivant à l’issue de ses études d’arts appliqués. En quelques années, au fil de ses expériences, elle acquiert une certaine polyvalence : constructrice de décors, régisseuse plateau, machiniste, cintrière, régisseuse de site, assistante de direction technique, jusqu’à devenir régisseuse générale en 2018 à l’issue d’une formation suivie au CFPTS. Durant ces années, elle croisera plusieurs fois la route des Arts Oseurs en les accueillant lors de festival d’arts de la rue. Des liens se forment, des amitiés se créent. Ainsi lorsqu’en 2017, Périne Faivre lui propose de travailler pour  leur nouveau spectacle, Les Tondues, Clarice n’hésite pas une seconde et embarque dans l’aventure.

« Chaque nouveau projet est un nouveau challenge. En régie, dès que tu te sens à l’aise dans une situation, tu te sors de cette situation pour te retrouver à nouveau en zone d’inconfort. C’est ce qui met le mécanisme en route. Le cerveau en marche. Je ne sais pas : je cherche des réponses. J’ai besoin de lire, d’étudier, d’échanger avec les autres pour trouver des solutions. C’est comme ça que les choses arrivent, qu’on en apprend plus sur soi et le monde. Quand j’étais petite et que j’imaginais mon avenir, je pensais devenir espion-clown-libraire-prof de cheval-artiste-conductrice de grue-moine shaolin et scénographe. Pari tenu ! Être régisseuse générale en arts de la rue aujourd’hui : c’est un peu tout à la fois ! »

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Christophe Nozeran

Régisseur technique

Christophe Nozeran

Régisseur technique des spectacles Les Tondues et Le Cabaret de portraits

Biographie en cours de rédaction

Laure Dessertine

Comédienne

Laure Dessertine

Comédienne dans J’écris comme on se venge

Née en Haute-Savoie, Laure part à Aix-en-Provence suivre des études d’Arts Plastiques. Dans le même temps elle suit les cours de C. Rossel au théâtre de la Fonderie. Elle hésite : devenir scénographe ou comédienne ? Elle décide tout d’abord de suivre un cursus d’Art Dramatique au CNR de Marseille dans la classe de C. Benedetti, parfait sa formation par le travail du masque auprès de C. Boso et participe à des travaux de recherches avec A. Del Perugia à Pontempeyrat. Elle sera interprète. Dans son parcours, elle intègre des compagnies aux univers variés : Cartoune Sardines, Carboni, Kitschnette, Cours Des Grands, Les Arts Oseurs. En 2017 elle rejoint à Marseille le collectif Bretzel Company et devient Co-autrice des spectacles de la compagnie.

« Chaque nouveau projet de création m’emballe, j’aime comprendre les visions et les envies d’un.e Metteur.se-en-scène, proposer, me fondre dans leurs univers. Jouer est un verbe qui me ravit. Comme Alice je passe de l’autre côté du miroir. »

Justine Impagliazzo

Régisseuse

Justine Impagliazzo

Régisseuse technique du spectacle J’écris comme on se venge

Après une formation en Design d’Espace et Etudes théâtrales entre Paris et Montpellier, Justine Impagliazzo se forme aux techniques du spectacle auprès de l’équipe du Théâtre le Chai du Terral à St Jean de Védas (34). Elle travaille en parallèle pour les compagnies héraultaises Cie Mungo et Cie Les Nuits Claires en tant qu’assistante polyvalente. Ses premiers pas dans le domaine des arts de la rue se font en tant qu’assistante de coordination lors des 5ème, 6ème et 7ème éditions du festival Festin de Pierres à St Jean de Védas. C’est en 2017 qu’elle intègre l’équipe des Arts Oseurs, en reprenant la régie du spectacle J’écris comme on se venge, d’après les textes de Magyd Cherfi.

« Mes premières expériences professionnelles dans le monde du spectacle vivant se sont faites autour de spectacles conçus pour être joués en salle. Dans des lieux dédiés au spectacle, avec un plateau, des gradins, une boîte noire, et toute la Technique pour pouvoir créer la bulle du spectacle, pour un public qui a choisi d’être là. Hormis un imprévu technique, les conditions de représentation d’un spectacle en salle sont maîtrisables. C’est avec les « codes » du spectacle en salle que j’ai débarqué sur le terrain des Arts de la Rue. Autant vous dire que les premières représentations que j’ai vécues en rue en tant que régisseuse ont été quelque peu déroutantes. Parce que quand on joue dans la rue ou dans des lieux non dédiés, le jeu est de s’adapter, de composer avec l’environnement -la météo, des lieux de représentation parfois peu adaptés aux contraintes techniques du spectacle, les spectateurs, les non-spectateurs, les bruits de l’autour etc…- et de faire en sorte que les publics puissent recevoir le spectacle du mieux possible. Parfois il est difficile de travailler avec toutes ces variables et imprévus de l’autour mais quelques fois ils participent fortuitement à  des moments de spectacle très beaux. J’ai quelques fois entendu au sein des Arts Oseurs cette phrase qui m’a tout de suite saisie: « nous allons jouer là où les gens sont ». Et ça me plaît de participer à des aventures qui donnent à entendre, à voir, à s’émouvoir « là où les gens sont ». »

Jules Poulain-Plissonneau

Comédien

Jules Poulain-Plissonneau

Comédien dans Les Tondues

Il voit le jour à Pertuis en 1990 et passe son enfance dans la Drôme. Après un baccalauréat option musique, une tentative d’études supérieures et une année de voyage aux antipodes, il arrive à Lyon et décide de se lancer dans le théâtre en intégrant La Scène sur Saône. Il découvre le théâtre classique, contemporain, le clown et le burlesque pendant quatre années de formation éclectique. En 2015 il crée le collectif La Fabrique Abrupte avec ses camarades d’école, produisant des spectacles burlesques, satiriques et engagés. Parallèlement, il continue à se former en suivant des stages de théâtre physique et intègre les Compagnie Mangano-Massip. Karnavires et Les Arts Oseurs.

« Pour moi le théâtre est un voyage, il se vit dans le mouvement : celui du comédien, celui entre l’acteur et le public et celui de la vie, le mouvement naturel et organique. J’ai grandi dans le théâtre de rue, suivant mes parents pendant les tournées, découvrant des dizaines de spectacles dans les festivals. Le théâtre a toujours été un cadeau reçu et donné, une histoire racontée, offerte à l’oreille curieuse, une histoire bienveillante ou dérangeante questionnant sans cesse le spectateur sur sa place dans la vie et dans le monde. Après une scolarité très moyenne pendant laquelle je subissais des migraines répétées, retourner à l’école pour jouer a été une délivrance et un bonheur immense. C’est pour cela que j’ai continué d’apprendre, suivant des stages de théâtre physique à Berlin, de Comedia dell’arte en Italie et avec des compagnies telles que La Fabrique Imaginaire et la Compagnie Philippe Genty. Avec le temps, le théâtre m’a persuadé qu’il devait être engagé, même s’il prend une forme poétique ou onirique. Je tente d’espérer que ce que je crée parle aux gens, les bouscule, les déséquilibre et change leur point de vue sur un monde qui court à sa perte. C’est dans cette optique que je suis parti en 2020 au Groenland à bord du Manguier, pour découvrir, créer et témoigner de mon expérience et des dérèglements. Les Arts Oseurs ont été un coup de foudre artistique et je suis tellement heureux de faire partie de l’aventure des Tondues, spectacle que j’avais vu à Aurillac et à laquelle auquel je rêvais de participer. »

Antoine Amblard

Comédien

Antoine Amblard

Comédien dans Héroïne (titre provisoire)

Antoine Amblard suit une formation d’art dramatique à l’Ensatt de 2009 à 2012. Il travaille avec Christian Schiaretti, Alain Françon, Philippe Delaigue, Olivier Maurin, Sophie Loucachevski, Pierre Guillois, Arpád Schilling et Ariane Mnouchkine. En 2012, il joue dans Iphis et Iante, d’Isaac de Benserade, mis en scène par Jean-Pierre Vincent, et en 2013 dans L’annonce faite à Marie de Paul Claudel, mis en scène par Ivan Romeuf. Antoine intègre la compagnie Christian Benedetti en 2014 et joue dans Trois sœurs, La Cerisaie et Ivanov d’Anton Tchekhov. Il joue également sous la direction de Ferdinand Barbet, Ariane Heuzé, Laurent Cogez (Collectif Colette), Sarah Calcine, Julie Guichard et Brigitte Barilley. En 2019, il travaille avec Maxime Mansion dans Inoxydables de Julie Ménard, avec le groupe de métal KLONE en live sur scène. Il fait partie du collectif Bim (performances in situ). A la télévision, il tourne dans les séries Chérif et Insoupçonnable, et dans le Téléfilm La vie des bêtes (2014) réalisé par Orso Miret. Au cinéma, il joue sous la direction de Cédric Kahn dans les films La prière (2018) et Fête de famille (2019).

« Depuis tout petit je faisais du théâtre en amateur et de la comédie musicale au collège et au lycée. En 2007, souhaitant me réorienter après une licence de géologie, j’ai eu la chance d’être stagiaire au sein de la troupe des Tréteaux de France dirigée auparavant par Marcel Maréchal. Je vivais au même rythme que les actrices et acteurs qui répétaient « un rêve de théâtre », de François Bourgeat. Ce stage a été une révélation pour moi :en rentrant chez mes parents, je leur ai annoncé que je voulais être comédien professionnel. Leur soutien a été très important pour moi. L’entrée à l’Ensatt deux ans plus tard m’a permis de très vite me familiariser avec tous les corps de métier du spectacle vivant, et de rencontrer des personnes avec qui je travaille régulièrement aujourd’hui. Quant à mon rapport à l’espace publique, je le questionne au sein du collectif Bim depuis 2013. Nous réalisons des performances ponctuelles dans différents lieux, intérieurs ou extérieurs, et tentons de révéler à notre manière la théâtralité d’un lieu en s’inspirant du mobilier urbain, de l’architecture d’un espace. Travailler avec les Arts Oseurs est pour moi l’occasion de poursuivre et de consolider ce travail multidisciplinaire dans l’espace public. »

Caroline Cano

Comédienne et autrice

Caroline Cano

Comédienne dans Héroïne (titre provisoire)
Collaboratrice à l’écriture dans Héroïne (titre provisoire)

En 2001, munie d’une licence professionnelle Arts du spectacle à l’UFR de Nice, Caroline co-fonde le collectif Cie Les Boucans (théâtre, danse, marionnettes, masque) Elle suit en 2005 un stage FAIAR, avec les Comediants et le Groupe F, en 2008 c’est la formation Écrire en jeu (Atelline) avec la Cie CIA, Cie Pudding théâtre et la Cie Jeanne Simone. En 2009, elle découvre les écritures du réel avec la Cie Sin. Depuis 2011, elle co-dirige La Cie La Hurlante avec Marina Pardo. Elle écrit et met en scène des déambulations de rue, des créations pour les espaces non dédiés avec l’envie de conjuguer les rencontres humaines, le théâtre du réel et l’espace public. Depuis 2019, elle met en scène pour la compagnie L’Autre théâtre (troupe constituée d’interprètes en situation de handicap). Elle est comédienne-lectrice d’albums jeunesse pour l’association Odette Louise. En 2020, elle est comédienne pour la création Nous aurons la liberté de la compagnie Action d’espace. Elle travaille aussi en tant que regard extérieur sur la dramaturgie de Ma prof du Collectif Sauf le Dimanche et sur Une vue de l’esprit de la compagnie Les Armoires pleines, Josette et Mustapha de la compagnie Cour Singulière. En outre, elle aura le grand plaisir de jouer pour Héroïne (titre provisoire) des Arts Oseurs.

« Ce qui me passionne dans le travail d’écriture, d’interprétation et de mise en scène, c’est le processus de création, qui est pour moi le mur porteur d’un spectacle. Il portera l’équipe, le sujet et emportera les spectateurs dans des voyages inattendus. Créer des possibles où le spectateur et l’interprète restent actifs tout au long de l’histoire. J’aime créer des expériences à partager avec le spectateur en direct, ou en amont des spectacles et de leur diffusion. Ce qui me plait donc, est la rencontre entre un sujet fort et des visages. Et puis toute la poésie qui danse avec. »

Kevin Adjovi Boco

Comédien, danseur Krump

Kevin Adjovi Boco

Danseur et comédien dans Héroïne (titre provisoire)

Biographie en cours de rédaction

Ludovic « Kellias » Manchin-Opheltes

Comédien, danseur Krump

Ludovic « Kellias » Manchin-Opheltes

Danseur et comédien dans Héroïne (titre provisoire)

Biographie en cours de rédaction

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