LA COMPAGNIE

L

a Compagnie de théâtre Les Arts Oseurs est née en 2002. Elle est installée à Octon, dans l’Hérault, en milieu rural. Sur ce territoire, elle initie ses projets et les développe. Elle assure aujourd’hui une diffusion nationale de ses spectacles dans les réseaux des arts de la rue et du théâtre et s’associe avec des structures régionales et nationales pour mener des résidences au long court.

Chaque spectacle est une création autour d’un sujet humain, brûlant, nécessaire. La notion de témoignage est au cœur de chaque projet. Une histoire nous attrape et nous hante et nous tentons d’en amplifier l’écho au visage du monde.

D

e 2002 à 2010, sous la co-direction de Périne Faivre et de Charlotte Tessier, la compagnie axe son travail autour de collectages de paroles au travers d’une approche ethnographique s’approchant d’un certain théâtre documentaire. En 2007, Julie Levavasseur, administratrice vient renforcer l’équipe et ne la quittera plus.

À partir de 2011, Périne Faivre mène le cap de la compagnie et découvre l’œuvre de Magyd Cherfi, comme un nouveau témoignage à la langue toute à la fois brut et lyrique, qui deviendra le cœur du travail puisque deux spectacles verront le jour autour de cet auteur, le diptyque : Livret de famille (2012) et J’écris comme on se venge (2015). Renaud Grémillon, musicien, scénographe et compositeur intègre la compagnie devenant artiste associé à l’ensemble des projets.

Livret de famille sera le premier spectacle des Arts Oseurs en déambulation crée pour la rue. C’est pour la compagnie un tournant artistique majeur qui va déterminer ses axes de recherche : comment défendre un propos textuel dans la rue sous-tendu par une écriture pluri-artistique (arts visuels, musique et écriture théâtrale) tout en s’appropriant les formes traditionnelles du théâtre de rue.

En 2017, Les Arts Oseurs créent Les Tondues, spectacle en déambulation dans l’espace public. Avec ce spectacle, la compagnie confirme son approche singulière des arts de la rue : elle mêle écriture théâtrale, musicale et visuelle et, en outre, elle invite la danse à la composition du spectacle. C’est aussi pour Périne Faivre la première fois qu’elle signe le texte du spectacle né d’un long processus mêlant recherche historique, sociologique et laboratoires artistiques.

La rencontre avec les spectateurs est au centre des préoccupations de la compagnie que ce soit au travers du propos et des formes des spectacles mais aussi dans sa manière de les diffuser. C’est pour elle une façon de mener une réflexion esthétique et politique nécessaire sur la place du théâtre dans la cité.

C

es rencontres se font à travers la diffusion des spectacles au répertoire mais aussi autour d’autres aventures plus singulières telles que Les Veillées de la Soupe au Caillou, Le Cabaret des portraits ou Dernières nouvelles du mur de Trump, des élans artistiques qui trouvent leur place chez les habitants, dans les bibliothèques, au cœur d’un théâtre la nuit.

Ces formes artistiques sont bien souvent nées du lien qu’entretient la compagnie avec des lieux culturels et des territoires avec qui elle est associée : depuis 2014 avec Le Théâtre le Sillon à Clermont-l’Hérault, scène conventionnée Art en Territoire et plus récemment avec Le Fourneau à Brest et Pronomade(s) à Encausse-les-Thermes, tous deux Centre National des Arts de la Rue et de l’Espace Public.

Aujourd’hui, Les Arts Oseurs est un bateau qui navigue grâce à son équipage. Si Périne Faivre en assure le cap, Renaud Grémillon et Julie Levavasseur ne quittent jamais la vigie, cartes et compas à la main. Karin Bösiger et Emilie Dubois, respectivement à la communication et à la diffusion/production ont rejoint la cabine d’équipage. Et sur le pont, tous les artistes et régisseur.ses oeuvrent pour que le voyage soit possible, vivant et beau.

Le théâtre a pour nous une dimension sacrée. Faire à nouveau corps collectif pour retraverser notre histoire, se regarder avoir été, devenir. Faire émerger par le récit une expérience commune vécue le même jour à la même heure, sous le même soleil ou mouillés par la même pluie. Nous avons toujours voulu faire un théâtre qui change le monde. Peut-être rêvons-nous d’un théâtre de la traversée du monde.

Périne Faivre

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